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Orientalismes

 

Majida Khattari dit ironiquement s’être mise à « kiffer l’orientalisme». Elle choisit et dispose les matières et les accessoires (costumes, turbans, étoffes précieuses, chamarrées, rayées, brodées, châles, caftans, plumes, bijoux et pierreries, ceintures de mariées, coussins, laines aux couleurs de pigments purs, chaînes, tapis, mandolines, brûle-parfums, sabre, fleurs, boissons, mets délicats et coupe de fruits, etc.).

Matisse en son temps, visitant une exposition d’art oriental, en avait été frappé: « Par ces accessoires, cet art suggère un espace plus grand, un véritable espace plastique. Cela m’aide à sortir de la peinture d’intimité ». Majida Khattari en use comme d’une palette. Elle joue des contrastes entre les ocres naturels et de multiples et magnifiques couleurs des tissus et objets : rouge vif, turquoise, émeraude, orange moiré, rose satiné, or, argent…