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Biographie

Née en 1966 à Erfoud, Maroc Vit et travaille à Paris

Artiste franco-marocaine diplômée de l’École des Beaux-Arts de Casablanca (Maroc) et de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris (France), Majida Khattari positionne le corps de la Femme au centre de sa démarche artistique. Son travail protéiforme, dénonce l’objectivation des corps féminins dans les sociétés contemporaines, à travers la photographie, la peinture ou encore la performance, l’installation et la vidéo.

Depuis 1996, Majida Khattari crée des défilés-performances inspirés de la situation des femmes dans les sociétés arabes. Elle met en scène des modèles qui portent des Vêtements-Sculptures traitant du statut de la femme se référant également à l’actualité politique contemporaine, aux questions de laïcité et de religion. Elle scénarise ses performances, et fait appel au chant, à la musique et à la danse.

Elle attache une grande importance dans l’ ensemble de sa démarche artistique à faire des liens entre ses œuvres et l’Histoire de l’art.Dans son œuvre photographique, Majida Khattari revisite, recrée les clichés qui dominent la peinture orientaliste.

En reconstituant des décors inspirés de célèbres compositions orientalistes, Majida Khattari modernise ses personnages en les dotant d’un statut incertain qui tient à la fois du fantasme et de la réalité photographique.

Alliant plaisir esthétique et considérations symboliques, les œuvres de Majida Khattari proposent alors une double lecture, où le corps féminin — qu’il soit couvert, suggéré ou masqué — semble se fondre aux décors qui l’entoure, propulsant ainsi son observateur dans une dualité émotionnelle : d’abord en tant qu’admirateur de la volupté de la représentation, puis en tant que voyeuriste participant à son objectivation.

Son œuvre bâtie fréquemment des ponts entre les disciplines artistiques et les périodes passées et contemporaine. Dans sa série de photographies, A la lumière des corps réalisée en 2019, le théâtre de Maubeuge devient à la fois la scène et le cadre de ses œuvres, lors de son défilé intitulé Ceci n’est pas un voile, place de la Concorde à l’occasion de la Nuit Blanche en 2012, la mode et le cinéma se mêlent pour rappeler l’iconographie du foulard. Le parcours de Majida Khattari est riche de ses croisements entre les arts qui donnent à son travail une esthétique si particulière.